Cédric Villani : Le mathématicien qui voulait réenchanter les maths

Portrait de Cédric Villani, mathématicien et défenseur de l’éducation.
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Difficile de rater Cédric Villani dans une foule : lavallière au cou, araignée à la boutonnière et cheveux mi-longs flottant au vent. On dirait presque un personnage échappé d’un roman du XIXe siècle. Mais derrière cette allure de dandy se cache un mathématicien de génie, récompensé en 2010 par la médaille Fields, l’équivalent du Nobel en maths.

Spécialiste des équations aux dérivées partielles (ne t’inquiète pas, personne ne va te forcer à les résoudre), il a consacré sa carrière à explorer des mystères mathématiques et à partager sa passion avec le plus grand nombre. Il a même raconté son aventure scientifique dans Théorème vivant, où il nous plonge dans les coulisses d’une découverte majeure sur l’amortissement de Landau (un truc super important pour la physique des plasmas, mais promis, pas de contrôle à la fin de cet article).

Des travaux de recherche qui ont marqué les maths

Villani ne s’est pas contenté de jongler avec les équations pour le plaisir. Il a marqué la recherche avec ses travaux sur le transport optimal, un domaine qui cherche à répondre à une question aussi vieille que le commerce : comment déplacer des ressources d’un point A à un point B de la manière la plus efficace possible ? (Spoiler : ce n’est pas toujours en ligne droite.)

Il a aussi laissé son empreinte dans l’étude des équations de Boltzmann, qui modélisent le comportement des gaz en mouvement. Ses découvertes ne sont pas restées confinées à une salle de conférence : elles influencent aujourd’hui des domaines aussi variés que la mécanique des fluides, la relativité générale et même certains modèles d’intelligence artificielle. Comme quoi, un bon théorème peut aller loin !

Les équations de Boltzmann, c’est quoi au juste ?

Un petit détour pédagogique s’impose ici ! Les équations de Boltzmann ont été développées au XIXe siècle par Ludwig Boltzmann pour décrire le comportement des gaz en prenant en compte le mouvement de chaque particule. Avant cela, on pouvait seulement travailler sur des grandeurs globales comme la pression et la température, mais sans comprendre ce qui se passe vraiment à l’échelle microscopique.

Ces équations sont cruciales pour comprendre des phénomènes comme :

  • La thermodynamique des gaz : comment un gaz se dilate, se réchauffe ou se refroidit en fonction des interactions entre ses particules.
  • L’aérodynamique : elles servent à modéliser les flux d’air autour d’un avion ou d’une voiture.
  • L’astrophysique : elles expliquent comment les particules de plasma interagissent dans les étoiles et l’espace.
  • Les simulations numériques modernes : elles sont utilisées en intelligence artificielle et en modélisation des fluides complexes.

Ce qui est fascinant avec ces équations, c’est qu’elles permettent de faire le lien entre le monde microscopique (chaque particule qui bouge de manière chaotique) et le monde macroscopique (les lois de la physique que l’on observe à grande échelle). C’est en travaillant sur ces équations que Villani a apporté des avancées majeures dans la compréhension des transferts d’énergie et de l’évolution des systèmes de particules dans le temps.

Les équations de Boltzmann appliquées à la cosmologie. Le point fort de Cédric Villani.
Les équations de Boltzmann, Sur lesquelles a travaillé Cédric Villani, appliquées à la cosmologie.

Ministre d’un jour, désillusionné toujours

En 2017, Cédric Villani quitte son poste de directeur de l’Institut Henri-Poincaré pour se lancer en politique. Il rejoint l’équipe d’Emmanuel Macron, convaincu qu’il pourra contribuer à redonner à l’enseignement des maths ses lettres de noblesse. Mais très vite, le rêve se heurte à la réalité.

Député de l’Essonne sous l’étiquette LREM, il rédige un rapport sur la catastrophe que devient l’enseignement des mathématiques en France. Verdict ? Baisse du niveau, inégalités accrues, et élèves traumatisés par des méthodes rigides. Il pousse pour des réformes, mais se heurte à une administration peu réceptive. Résultat ? Il quitte LREM en 2020 et tente l’aventure municipale à Paris… sans succès.

Mais loin de renoncer, il continue à militer pour un enseignement plus vivant, plus motivant et surtout plus humain.

Un combat pour une éducation captivante

Cédric Villani veut en finir avec l’image des maths comme une matière froide et punitive. Il rêve d’une approche plus intuitive, où les élèves découvriraient les concepts par l’expérimentation, l’exploration et l’émerveillement.

Pour lui, apprendre les maths devrait être une aventure intellectuelle, un jeu de piste où chaque étape révèle un nouveau mystère. Mais il ne s’arrête pas là : il milite aussi pour une meilleure formation des enseignants et l’utilisation des nouvelles technologies dans les apprentissages. Pourquoi ne pas utiliser des simulations interactives ou des jeux vidéo pour rendre certains concepts plus concrets ? Après tout, les maths sont partout, autant les rendre passionnantes !

Cédric Villani, un modèle inspirant ?

Avec son look hors norme et sa passion débordante, Villani prouve que les maths ne sont pas qu’une affaire de tableaux remplis de formules incompréhensibles. Il nous rappelle qu’elles sont vivantes, omniprésentes et surtout… à la portée de ceux qui osent les explorer.

Alors, ses idées vont-elles vraiment révolutionner l’enseignement des maths ? L’avenir le dira. Mais en attendant, il continue de se battre pour que les générations futures puissent voir les maths autrement que comme une montagne infranchissable.

Et si on s’en inspirait pour aborder les maths autrement, nous aussi ?

Apprendre les maths en dormant : mythe ou réalité ?

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Tu te souviens de ce fantasme qu’on a tous eu à l’école (et parfois encore en tant qu’adulte) : se glisser sous la couette, mettre un casque sur les oreilles, et se réveiller le matin avec une tête pleine de connaissances sans avoir levé le petit doigt ? Apprendre les maths en dormant, ce serait un peu comme manger du chocolat sans prendre un gramme : magique et terriblement pratique.

Mais, soyons honnêtes, est-ce vraiment possible ? Est-ce qu’écouter un cours de maths pendant qu’on rêve peut nous transformer en Einstein du jour au lendemain ? Eh bien… ce n’est pas si simple. Pourtant, le sommeil joue un rôle bien plus important dans l’apprentissage que tu ne l’imagines. Et oui, les grands savants, ceux qui ont illuminé l’humanité, t’affirmeraient que dormir a parfois été la clé de leurs découvertes les plus brillantes.

Alors, mythe ou réalité ? En vrai, un peu des deux. On explore ça ensemble ?

Que se passe-t-il dans ton cerveau quand tu dors ?

D’abord, un petit détour par la science, mais promis, je te garde avec moi, pas de jargon insupportable ici.

Quand tu dors, ton cerveau ne s’arrête pas, loin de là. Au contraire, il est en mode “métro de nuit” : nettoyage des toxines accumulées dans la journée, consolidation des souvenirs et rangement des informations dans les tiroirs appropriés. C’est un peu comme un ordinateur qui organise ses fichiers pour libérer de l’espace et améliorer ses performances.

Les chercheurs ont montré que le sommeil aide à fixer ce que tu as appris pendant la journée. Quand tu t’attaques à des concepts mathématiques complexes (comme les séries ou cette foutue équation différentielle qui te donne des cauchemars), ton cerveau continue de les “travailler” même quand tu dors.

Mieux encore, certaines phases du sommeil, notamment le sommeil paradoxal, sont associées à la résolution de problèmes. Les idées et souvenirs se mélangent, parfois de manière inattendue, et ton cerveau trouve des connexions que tu n’aurais jamais envisagées en étant éveillé.

Les rêves des savants : dormir pour mieux penser

Laisse-moi te raconter une histoire que tu adoreras glisser en soirée pour épater la galerie. Un soir, August Kekulé, chimiste du XIXe siècle, n’arrivait pas à résoudre un problème de structure moléculaire. Il décide de lâcher prise et de s’accorder une petite sieste (franchement, on valide). En dormant, il rêve d’un serpent qui mord sa propre queue, formant un cercle. Réveillé avec ce “eureka” joyeux, il comprend qu’il venait de visualiser la structure cyclique du benzène. Pas mal, non ?

Et il n’est pas le seul à avoir eu des révélations nocturnes. Henri Poincaré, mathématicien célèbre, racontait que ses idées les plus brillantes surgissaient souvent après une bonne nuit de sommeil. Même Albert Einstein, avec sa théorie de la relativité, a reconnu l’importance de ces moments de “lâcher prise” pour laisser son cerveau travailler en arrière-plan.

Moralité ? Si même les grands savants lâchent leurs calculs pour aller dormir, toi aussi, tu peux arrêter de te torturer sur ce problème de géométrie qui refuse de coopérer. Parfois, une bonne sieste vaut mieux que trois heures de cogitation.

Mais apprendre en dormant, au sens strict, c’est possible ?

Alors, venons-en à cette idée d’écouter des cours de maths en dormant. Est-ce que ça marche ? La réponse courte : non, pas vraiment.

Des études ont testé ce qu’on appelle l’hypnopédie (ou “apprentissage pendant le sommeil”). Par exemple, des chercheurs ont fait écouter des leçons ou des mots à des participants pendant qu’ils dormaient. Résultat ? Les souvenirs créés de cette manière sont extrêmement faibles, voire inexistants.

Pourquoi ? Parce que pour apprendre activement, ton cerveau doit être conscient, concentré et capable de traiter les informations en profondeur. Or, pendant le sommeil, il est occupé à consolider ce que tu as déjà appris, pas à ingérer du neuf.

Cela dit, il existe une exception intéressante : la réactivation ciblée de souvenirs. Si tu écoutes des sons ou sens des odeurs associés à ce que tu as étudié (par exemple, une musique que tu as écoutée en révisant une formule mathématique), ton cerveau peut renforcer ces souvenirs pendant la nuit. Ce n’est pas de la magie, mais c’est une piste fascinante.

Comment tirer parti du sommeil pour progresser en maths ?

D’accord, on ne peut pas tout apprendre en dormant, mais on peut booster ses performances grâce au sommeil. Voici quelques astuces simples à mettre en pratique :

Travaille juste avant de dormir. Relis un chapitre, revois un exercice ou répète une formule compliquée avant de te coucher. Ton cerveau la consolidera pendant la nuit.

Lâche prise. Si tu bloques sur un problème, arrête-toi et va te coucher. Beaucoup de grandes idées surgissent après une nuit de repos.

Respecte ton sommeil. Les maths, c’est déjà assez dur, pas besoin de se compliquer la vie avec des nuits blanches. Une bonne nuit (7 à 9 heures, selon ton âge) améliore la mémoire, la créativité et la concentration.

Évite les écrans avant de dormir. Oui, je sais, c’est pénible à entendre, mais la lumière bleue (la luminosité de tous les écrans) peut perturber ton sommeil. Lis un livre ou, mieux encore, révise une fiche de maths.

Une seule consigne : arrêter les écrans une heure avant de dormir.
Une seule consigne : arrêter les écrans une heure avant de dormir.

Et si on rêvait tous un peu plus ?

Alors, apprendre les maths en dormant, mythe ou réalité ? Disons que le sommeil est un allié de poids pour consolider ce que tu as déjà appris, mais il ne remplacera jamais l’effort conscient et l’entraînement (eh oui, désolée pour ceux qui espéraient une solution miracle).

Mais retiens ceci : le sommeil, c’est un outil puissant pour ton cerveau. Il te permet de te réveiller avec des idées claires, de résoudre des problèmes autrement insolubles, et parfois même de trouver des solutions inattendues.

Alors la prochaine fois que tu bloques sur une équation, au lieu de te désespérer, prends exemple sur les savants : lâche ton stylo, éteins la lumière et file au lit. Qui sait, peut-être qu’un “eurêka” t’attend au réveil.

Et toi, as-tu déjà eu une révélation mathématique après une bonne nuit de sommeil ? Partage tes anecdotes dans les commentaires, je suis curieuse !

Si tu veux en savoir davantage, cet article du magazine « Sciences Humaines » fait le point sur les connaissances actuelles autour du « Bien dormir pour mieux apprendre« .

Autres ressources intéressantes :

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Les bienfaits des siestes sur l’apprentissage

Et si, au lieu d’attendre la nuit, tu essayais une petite sieste stratégique pour mieux assimiler tes maths ? Des études montrent que des siestes courtes, d’environ 20 à 30 minutes, peuvent booster la mémorisation et la créativité.

Pourquoi ça marche ? Pendant la sieste, ton cerveau entre rapidement dans une phase légère de sommeil, idéale pour renforcer les connexions neuronales créées lors de l’apprentissage. Certains l’appellent même le “reset” de l’après-midi, parfait pour débloquer un problème qui semblait insoluble.

Astuces pour une sieste efficace :

• Trouve un endroit calme et confortable.

• Mets un réveil pour éviter de dépasser 30 minutes (sinon, gare à la tête dans le pâté).

• Fais-la entre 13h et 15h, après le déjeuner, quand ton corps est naturellement un peu plus “lent”.

La prochaine fois que tu bloques sur un exercice, au lieu de te noyer dans du café, essaie une petite sieste. Tu pourrais bien te réveiller avec une solution brillante !

Engagement : le secret des cours de maths qui portent leurs fruits

L'engagement est la clé du succès pour des cours particuliers de maths.
Temps de lecture 7 minutes

Vous vous demandez peut-être pourquoi certains élèves voient leurs notes s’envoler en maths après quelques mois de cours particuliers réussis, tandis que d’autres patinent encore, malgré un investissement financier (et moral) non négligeable ? Je ne vais pas faire durer le suspense. Le secret, c’est l’engagement, le réel investissement de l’élève dans cette seconde chance que représentent les cours particuliers et le fait de disposer d’un prof à domicile une ou deux fois par semaine.

C’est un vrai luxe. Et le luxe a un prix. Pour les parents, c’est le prix de l’heure de cours pour rémunérer le travail du professeur. Pour les élèves, c’est la prise de conscience de la nécessité d’un changement radical. Les comportements qui ont conduit à la difficulté rencontrée ne conviennent pas ; il faut en changer. Et pas seulement constater mollement puis passer à autre chose. Il est temps de décider de changer.

Pour mieux comprendre, imaginez une réglette, une sorte de jauge : une échelle de 1 à 10 qui reflète le degré d’engagement de l’élève. Cette jauge évolue en fonction de sa participation active, de son travail personnel, de son organisation et de son écoute des consignes. Plus la jauge grimpe, plus les résultats suivent. Tout se joue donc sur une notion clé : l’engagement. Et ce n’est propre ni à mes cours, ni aux cours particuliers en général, mais à toute la sphère éducative, ainsi qu’en témoigne cet article du réseau national Canopé.

Oui, c’est aussi simple et aussi exigeant que ça.

Une prise de conscience indispensable

Décrocher en maths, ça arrive à tout le monde. Parfois, c’est une formule qui nous dépasse, une équation trop capricieuse… et hop, on perd pied. Mais se réinscrire dans une dynamique de progression, ce n’est pas comme appuyer sur un interrupteur. Prendre des cours particuliers, c’est d’abord un vrai engagement. Et cet engagement, il doit venir de l’élève lui-même.

Avant de commencer, une bonne discussion entre parents et enfant est essentielle. Pourquoi prendre ces cours ? Quels objectifs ? Rattraper un retard ou viser une mention ? Une fois les enjeux clairs, l’idéal est de poser une sorte de contrat moral : l’élève promet d’écouter, de travailler entre les séances, et moi, son professeur particulier, je m’engage à lui donner toute mon énergie et mes meilleures astuces. En clair : je ne fais pas de miracles, mais je crois être performante en pédagogie des maths… et en motivation !

La position des curseurs personnels est assez facile à établir lors du constat de départ. Tout l'enjeu est de les pousser vers la zone verte.
La position des curseurs personnels est assez facile à établir lors du constat de départ. Tout l’enjeu est de les pousser vers la zone verte.

Pour aider à visualiser cet engagement, imaginons donc une jauge, avec un curseur qui évolue sur une échelle de 1 à 10. Ce curseur, c’est l’élève qui le fait progresser, en fonction de son implication dans différents domaines :

  • Participation active au cours : poser des questions sur le cours et les exercices déjà faits jusqu’à être sûr d’avoir aussi bien compris la théorie que sa mise en pratique.
  • Travail personnel : réviser le cours en appliquant la méthode des révisions espacées, refaire les exercices d’application autant de fois que nécessaire jusqu’à ce qu’ils soient parfaitement justes. Et enfin, respecter mes consignes, car elles sont adaptées au profil de l’élève.
  • Organisation régulière : respecter un planning de travail.
  • Utilisation des remarques du professeur : intégrer les conseils dans les exercices et révisions.

Quand tous ces critères atteignent le niveau maximum, les progrès sont garantis.

Une élève qui a pris la main… et le pouvoir !

Permettez-moi une petite anecdote. L’an dernier, Claire, une élève de Seconde, m’appelle à l’aide : « Sophie, je n’y arrive pas, je suis nulle en maths ! » Après une heure à discuter, on découvre que Claire n’est pas nulle. Juste, elle avait décidé qu’elle ne comprenait rien. Alors, on a établi un plan : un tableau blanc dans sa chambre, des exercices tous les jours, et surtout, une habitude bien claire. Une fois par semaine, elle m’envoyait ses trois questions les plus difficiles. Elle s’y est tenue… et ses notes sont passées de 7 à 14 en quatre mois. Sa recette ? La discipline.

Sur notre jauge imaginaire, Claire a démarré à 3 et a progressivement atteint 9 grâce à son organisation et à sa persévérance. Cette progression lui a donné confiance et envie d’aller encore plus loin.

Investir… à trois

Le saviez-vous ? Quand on se lance dans des cours particuliers, il y a trois parties prenantes : l’élève, les parents et le professeur. Les parents investissent leur argent, bien sûr, mais surtout leur espoir que leur enfant retrouve confiance. Le professeur, lui, investit son temps et son énergie à répéter encore et encore que, oui, la réciproque du théorème de Pythagore, ça vaut le coup de s’en souvenir (et, oui, ça tombe au Bac).

Mais tout ça n’a de sens que si l’élève investit aussi : son attention, son temps et un brin d’humilité. Parce que oui, ce n’est pas toujours marrant d’entendre « cet exercice, tu le referas en entier pour demain ». Pourtant, chaque correction, chaque répétition rapproche de l’objectif. C’est comme une chaîne : si l’un des maillons lâche, ça ne tient plus.

Une anecdote d’engagement… et de non-engagement

Parfois, l’engagement fait toute la différence. Prenons deux exemples opposés. Une élève de collège, que j’appellerai Juliette, avait 5 de moyenne et ne voulait pas suivre de cours particuliers, surtout si c’était sa mère qui l’exigeait. Mais sa maman a insisté fortement. Malgré mes efforts pour motiver Juliette, elle n’a jamais dépassé 2 sur la jauge d’engagement. Résultat : au bout de deux mois, elle a arrêté les cours.

À l’inverse, Maxime, élève de Première avec 5 de moyenne au premier trimestre, a montré un engagement total dès nos premiers cours. Il posait des questions, appliquait les conseils, et montait sa jauge progressivement jusqu’à 10. En un trimestre, il est passé à 16 de moyenne, confirmant que l’investissement personnel est la clé.

La magie existe… mais elle a ses limites

Parfois, des parents me disent : « Vous avez fait des miracles avec mon fils ! » Eh bien, merci, mais non. Je ne suis pas une magicienne. En revanche, quand un élève met du sien, les résultats dépassent souvent nos attentes.

Prenez Igor, par exemple. Arrivé en cours de Terminale avec 5 de moyenne, il a fini l’année avec un 10 au Bac. Alors oui, il n’a pas eu de mention, mais on parle d’un garçon qui avait décidé que les maths étaient un cauchemar. Sa méthode ? Apprendre à poser des questions. « Sophie, pourquoi le prof a fait comme ça ? » Et quand je dis poser des questions, je parle de trente par séance. Trente ! Mais c’était son élan, sa volonté de comprendre, qui a tout changé.

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Objectif maths : cours particuliers réussis

Si vous hésitez à prendre des cours particuliers pour votre enfant, demandez-lui simplement s’il est prêt à essayer et à se donner une chance. Alors, il n’est pas nécessaire qu’il s’engage totalement dès le départ. Mais au moins qu’il décide d’essayer. Mon rôle, en tant que professeur, sera de m’efforcer de transformer cet élan initial en un véritable engagement au fil des séances. Cela passe par un accompagnement bienveillant et motivant, où l’élève pourra progressivement se reconnaître dans ses efforts et ses progrès.

Finalement, prendre des cours particuliers, c’est comme planter un arbre. On ne verra pas les fruits tout de suite. Mais en arrosant avec discipline, persévérance et un peu de soleil (coucou les parents !), les résultats finiront par fleurir.

Alors, prêts à vous engager dans cette belle aventure ? On commence quand vous voulez… et je promets que je ne parlerai pas de théorèmes aux premiers rendez-vous… ou presque.

Comment aider son enfant en maths sans être expert

une maman aide son enfant à faire ses devoirs de maths
Temps de lecture 5 minutes

Être parent, c’est jongler avec une infinité de casquettes : chef cuistot, coach sportif, et parfois… prof de maths à temps partiel ! Mais que faire quand votre dernier souvenir d’équations remonte à une vieille feuille jaunie de terminale ? Rassurez-vous : on peut aider son enfant en maths sans avoir à réviser le théorème de Thalès la nuit, à condition d’avoir un minimum d’aptitude à poser des questions rationnelles et à adopter une approche scientifique.

Voici quelques astuces simples et efficaces pour débloquer les situations tendues (et éviter les drames au moment des devoirs).

1. Créez un environnement propice aux maths

Première étape : le cadre. Faire des maths dans une cuisine envahie par le bruit de la télé et l’odeur de lasagnes qui cuisent, ce n’est pas idéal. Prévoyez un espace calme et bien éclairé. Pas besoin d’un bureau high-tech ; une table propre et une chaise confortable suffisent.

Et pourquoi ne pas y ajouter une petite touche ludique ? Un tableau blanc pour gribouiller des calculs, des post-it pour noter des formules… Vous verrez, parfois, dessiner un parallélogramme sur un tableau fait toute la différence.

« Mais Sophie, je n’ai pas le budget pour un tableau blanc ! » Pas de panique ! Une simple pochette plastique glissée sur une feuille blanche et un feutre effaçable font des merveilles. (Astuce testée et approuvée par des parents astucieux.)

2. Posez des questions plutôt que de donner des réponses

C’est tentant de dire : « Attends, je vais te montrer comment faire ! » Mais attention : ce n’est pas à vous de devenir l’expert. Votre rôle, c’est d’aider votre enfant à réfléchir par lui-même.

Posez des questions simples, comme :

  • « Qu’est-ce que tu cherches à trouver ici ? »
  • « Est-ce que ton cours parle de ça ? Si tu as des doutes, n’hésite pas à consulter tes notes ou à vérifier directement dans ton manuel. Parfois, la réponse est sous tes yeux ! »
  • « Tu as déjà fait un exercice similaire ? »
  • « Quelle est la première étape selon toi ? »

Ces questions demandent tout de même un minimum de vue d’ensemble et une approche scientifique pour guider efficacement, alors n’hésitez pas à consulter le cours ou des ressources en ligne si nécessaire.

L’idée, c’est de guider sans imposer. Et oui, c’est un peu comme si vous jouiez au psy des maths. Soyez patient : il faut souvent reformuler pour que la lumière jaillisse dans leur regard (cette petite étincelle vaut tout l’or du monde, non ?).

3. Transformez les maths en jeu

Les maths peuvent sembler barbantes. Mais si on les transforme en défi ou en jeu, tout change ! Cela dit, avoir une compréhension de base des concepts peut grandement aider à rendre ces jeux efficaces et pertinents pour votre enfant. Par exemple :

  • Utilisez des objets du quotidien. Faites des fractions avec une pizza (à condition de ne pas la manger trop vite). Ou mesurez la surface de la table avec des cahiers.
  • Instaurez un challenge. « Combien de problèmes peux-tu résoudre en 10 minutes ? » (Les chronos, ça motive toujours.)
  • Intégrez les maths dans la vie réelle. Quand vous faites les courses, demandez-lui de calculer combien vous économisez avec une promo. (Et vous, vous passez pour un génie de la gestion familiale.)

Et si vraiment votre enfant refuse les jeux… racontez-lui que les maths sont comme un jeu vidéo avec des niveaux à passer. Et que parfois, il faut perdre pour apprendre. (Attention, ça marche mieux avec les geeks.)

Glisser subtilement les maths dans les petites actions quotidiennes pour éveiller la curiosité et l'envie de comprendre.
Glisser subtilement les maths dans les petites actions quotidiennes pour éveiller la curiosité et l’envie de comprendre.

4. Acceptez vos limites

Voici une vérité universelle : vous n’avez pas besoin d’avoir toutes les réponses. Oui, même si votre ado vous lance : « Mais toi, t’as fait des maths, non ?! »

Répondez honnêtement :

« Oui, mais c’était il y a longtemps. Je ne sais pas tout, mais je peux t’aider à chercher. »

Google est votre allié. YouTube regorge de vidéos pédagogiques. Vous trouverez une suggestion de quelques bons outils gratuits dans cette page. Et si besoin, faites appel à un prof particulier. (Promis, on ne mord pas.)

Un parent m’a raconté une anecdote marrante : son fils était persuadé qu’elle connaissait toutes les formules par cœur. Quand elle a sorti discrètement son téléphone pour vérifier une réponse, il a compris qu’elle était humaine, elle aussi. Depuis, ils apprennent ensemble. Et franchement, c’est tout ce qui compte.

Commencez peut-être par lire cet article d’ailleurs : « Les erreurs fréquentes en maths : comment les éviter ?« . Vous allez gagner d’un coup 10 points de compétence en pédagogie des maths !

5. Valorisez les efforts, pas seulement les résultats

Enfin, la meilleure façon d’aider votre enfant, c’est de lui montrer que l’important, c’est de progresser. Pas d’être parfait.

Félicitez-le pour chaque petit pas :

  • « Bravo, tu as compris cette étape ! »
  • « Je vois que tu as bien essayé de t’appliquer. »
  • « C’est OK de ne pas réussir du premier coup. Tu vas y arriver. »

Les maths, c’est un marathon, pas un sprint. Et vous êtes son coach. Pas besoin de crier à chaque défaite ; encouragez-le à rester dans la course.

Vous n’êtes pas seul dans cette aventure

Voici les étapes simples pour aider votre enfant en maths :

  1. Créez un environnement calme et adapté pour travailler.
  2. Posez des questions ouvertes pour stimuler sa réflexion.
  3. Utilisez des jeux ou des exemples concrets du quotidien pour rendre les maths ludiques.
  4. Acceptez de chercher ensemble lorsque vous ne savez pas.
  5. Valorisez les efforts à chaque petit progrès.

Aider son enfant en maths, ce n’est pas être un génie des nombres. C’est être présent, patient, et lui montrer qu’il peut y arriver, même quand c’est dur.

Et rappelez-vous : demander de l’aide n’est jamais un échec. Au contraire, c’est une preuve d’intelligence. Si votre enfant comprend ça, il est déjà sur la bonne voie.

BONUS GRATUIT !

ebook "10 astuces pour réussir ses devoirs de maths"

Si vous voulez être encore plus performant(e) aider votre enfant en maths, je vous offre cet e-book gratuit : « 10 astuces pour réussir ses devoirs de maths« . Mais dépêchez-vous, cette ressource est offerte pour une durée limitée ! Et en plus, vous bénéficierez de conseils tout aussi gratuits une fois par mois pour garder une longueur d’avance.

Alors, prêts à devenir les alliés n°1 des maths ?

PS : Si cet article vous a plu, pensez à le partager avec d’autres parents débordés. On est tous dans le même bateau, après tout !

Comment être une fille et aimer les maths ?

En finir avec les stéréotypes de genre à l'école : les filles ont le droit d'aimer les maths
Temps de lecture 4 minutes

La pression sociale est un poids invisible, mais bien réel qui influence les comportements et les choix en silence. Les stéréotypes de genre posent un filtre sur les capacités perçues des filles en mathématiques. Et la pression sociale, elle, agit comme un étau supplémentaire. Car oui, être une fille « bonne en maths« , ce n’est pas toujours simple sur les parvis de lycées, ni même au-delà. Alors, comment être une fille et aimer les maths ?

Les filles et la pression sociale : le double standard

Dans de nombreuses écoles, réussir en mathématiques ou en sciences peut rapidement étiqueter une fille comme une « nerd« . Ce mot, jeté à la légère, renferme tout un cortège de jugements implicites. Être une nerd, c’est être intellectuelle, mais c’est aussi généralement vu comme manquer de féminité. Résultat ? Les filles se retrouvent confrontées à un double standard. Exceller dans un domaine perçu comme masculin, c’est risquer de perdre des points sur l’échelle (absurde) de la popularité. Voir cet article.

Les garçons, eux, n’ont pas exactement le même problème. Être bon en maths ou en sciences leur confère souvent un statut valorisé, associé à l’intelligence et au potentiel de réussite. Mais pour une fille ? C’est parfois l’équivalent social de porter une pancarte « inhabituelle« . Injuste, non ?

La peur d’être une fille qui aime les maths

La pression sociale entre collègues est particulièrement forte à l’adolescence, ce moment où l’appartenance au groupe prend une importance capitale. Alors, quand les clichés sur les « rôles » des filles et des garçons continuent d’exister, beaucoup de jeunes filles hésitent à mettre en avant leurs compétences en maths.

Elles apprennent rapidement que la sur-performance peut les isoler. Comme si exceller dans un domaine historiquement dominé par les hommes devait forcément se faire au prix de leur acceptation par leurs pairs féminins. Et ce n’est pas une mince affaire, car pour de nombreuses adolescentes, l’idée d’être perçue comme « trop ambitieuse » ou « trop différente » peut être terriblement intimidante.

Comment lutter contre ce phénomène ?

La pression sociale n’est pas une fatalité. Il est possible de la déconstruire, pas à pas, en créant un environnement où la réussite féminine, notamment en maths et en sciences, est valorisée et normalisée. Voici quelques pistes :

Redéfinir les modèles de réussite féminine

Proposer des modèles inspirants de femmes qui ont réussi dans les sciences, sans pour autant sacrifier leur féminité ou leur vie personnelle. Par exemple, parler de figures comme Maryam Mirzakhani, première femme à remporter la médaille Fields, ou des ingénieures à la pointe de la technologie. Montrer que l’intelligence et le style ne sont pas mutuellement exclusifs !

Iranienne et ayant effectué sa trop courte carrière à Toronto puis à l'université de Stanford, la professeur Maryam Mirzakhani est la seule femme à avoir jamais remporté la prestigieuse médaille Fields, l'équivalent d'un "prix Nobel de mathématiques"?
Iranienne et ayant effectué sa trop courte carrière à Toronto puis à l’université de Stanford, la professeur Maryam Mirzakhani est la seule femme à avoir jamais remporté la prestigieuse médaille Fields, l’équivalent d’un « prix Nobel de mathématiques »?

Valoriser la réussite collective

Organiser des projets ou des compétitions en mathématiques où la collaboration est clé. Quand les filles travaillent ensemble et que leur succès est célébré, elles apprennent que s’entraider et exceller ne sont pas en opposition.

Changer le discours social

Sensibiliser non seulement les élèves, mais aussi les parents et les enseignants aux effets de la pression sociale. Cela inclut le choix des mots : valoriser les efforts et les réussites sans laisser place aux commentaires teintés de clichés comme « c’est surprenant pour une fille« .

Créer des espaces de soutien

Mettre en place des clubs ou des ateliers pour les filles passionnées par les maths, où elles peuvent partager leurs intérêts sans crainte d’être jugées. Cela peut aider à renforcer leur confiance et à contrer les jugements négatifs.

Éduquer les garçons aussi

Les filles ne doivent pas être seules à porter le fardeau de déconstruire les stéréotypes. Les garçons doivent aussi apprendre que la réussite en maths ou sciences est un atout pour tous, peu importe le sexe. Ils comprendront que dénigrer ou isoler une fille pour ses compétences est aussi absurde que le faire pour son apparence.

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Un message clé : être soi-même, envers et contre tout

Lutter contre cette pression sociale, c’est rappeler aux jeunes filles qu’elles n’ont pas à choisir entre réussir et être acceptées. Qu’elles peuvent être brillantes et s’épanouir sans craindre le jugement. Et que leurs compétences, en maths ou ailleurs, ne définissent pas leur féminité.

Il est temps de revaloriser l’idée qu’être forte en mathématiques ou dans n’importe quel domaine scientifique n’est pas un « défaut » ou une anomalie. C’est une force. Et plus la société le reconnaîtra, plus les filles, ensemble, écraseront les stéréotypes et redéfiniront ce que signifie être une élève, une femme et une scientifique.

Vous avez dit « nerd » ? Moi, j’entends « future leader« . Bon d’accord, c’est encore un cliché du monde de la performance, mais vous voyez ce que je veux dire… Vous avez d’autres idées ? Racontez-nous.

Pour aller plus loin : https://eduscol.education.fr/1629/egalite-filles-garcons-et-prevention-des-violences-sexistes-et-sexuelles

« De récits en théorèmes » : Quand Victor Delétang raconte l’histoire des maths

Entre les équations qui nous donnent des sueurs froides et les théorèmes qu’on ne retient jamais, on pourrait croire que les mathématiques ont été créées pour compliquer la vie des élèves. Mais voilà, Victor Delétang arrive avec une trilogie, dont « De récits en théorèmes », qui pourrait bien vous faire changer d’avis. Oui, vous avez bien lu : changer d’avis sur les maths. Et non, ce n’est pas une blague.

Victor, ancien ingénieur devenu prof de maths passionné, a eu une idée lumineuse : raconter les mathématiques comme une histoire. Et quand on dit « histoire », ce n’est pas juste une suite de dates ou de noms savants – c’est une véritable plongée dans la vie des grands mathématiciens, leurs éclats de génie, leurs échecs et leurs petites (ou grandes) victoires.

Le livre de Victor Delétang est en vente aux éditions Ellipses.
Le livre de Victor Delétang est en vente aux éditions Ellipses.

Une approche qui dépoussière les maths

Bon, soyons honnêtes : qui n’a jamais levé les yeux au ciel en entendant parler des théorèmes de Pythagore ou des axiomes d’Euclide ? Pourtant, avec « De récits en théorèmes », ces concepts prennent soudain tout leur sens. Pourquoi ? Parce que Victor a eu la brillante idée de contextualiser tout ça. On y découvre, par exemple, qu’Archimède n’était pas qu’un type qui jouait dans sa baignoire, mais un génie qui a révolutionné la géométrie. Et que Descartes, avant de devenir une star de la pensée, avait un faible pour les droites et les cercles.

Les livres sont découpés en trois thèmes :
Nombres : Pour ceux qui veulent comprendre les secrets cachés derrière les chiffres (et peut-être enfin réconcilier les élèves avec les fractions).
Figures et solides : Ou comment la géométrie devient une aventure digne d’un roman historique.
Fonctions et données : Là, ça cause analyse et graphiques, mais toujours avec des anecdotes qui rendent tout ça presque… fun !

Pour qui, tout ça ?

C’est là que ça devient encore plus intéressant : « De récits en théorèmes » s’adresse à tout le monde !
Les élèves : Parce que franchement, c’est plus sympa d’apprendre les maths avec des histoires qu’avec des listes de définitions.
Les profs : Qui trouveront là des idées pour faire aimer les maths à leurs classes. (On compatit, vraiment.)
Les curieux : Oui, même si vous avez quitté les bancs de l’école depuis longtemps, ces bouquins pourraient bien réveiller le matheux qui sommeille en vous.

Ce qu’on en pense (et pourquoi on adore)

Chez Les Maths avec Sophie, je suis toujours partante pour encourager les bonnes idées. Et clairement, Victor Delétang a eu une idée de génie. En racontant les maths comme une aventure humaine, il rappelle à quel point cette discipline est vivante et pleine de surprises.

J’adore parce que :
1. Ça donne envie de comprendre : Les récits captivent, les anecdotes piquent la curiosité, et les concepts mathématiques deviennent soudain beaucoup moins intimidants.
2. C’est ludique ET sérieux : Oui, on peut rigoler avec une anecdote sur Newton tout en comprenant comment il a révolutionné le monde.
3. Ça montre que les maths, c’est pour tout le monde : Pas besoin d’être un génie pour apprécier. Un peu de curiosité suffit.

Et alors, on se lance ?

Si vous cherchez une nouvelle manière de voir (et d’aimer) les maths, la trilogie « De récits en théorèmes » est un passage obligé. Que vous soyez élève, prof ou simple curieux, ces livres vont vous prouver que les maths, c’est bien plus qu’une addition ou un triangle. C’est une aventure intellectuelle pleine de rebondissements… et une bonne dose de fun en plus.

Alors, prêts à redécouvrir les maths autrement ? On parie que vous ne le regretterez pas !

Le concept de “Growth Mindset” : adopter une mentalité de croissance

growth-mindset-apprentissage-maths
temps de lecture 7 minutes

“Becoming is better than being.”
Traduction : « Devenir est mieux qu’être. »

Carol Dweck

Imaginez un élève devant une équation. Elle semble imbattable, comme un boss final dans un jeu vidéo. Deux réactions possibles : “Je ne suis pas fait pour ça” ou “C’est difficile, mais je vais y arriver”. À votre avis, laquelle fera avancer cet élève ?

C’est ici qu’entre en scène le concept de Growth Mindset, ou mentalité d’évolution. Inventé par la psychologue américaine Carol Dweck, ce concept pourrait bien révolutionner votre façon de voir l’apprentissage… et même les maths ! Oui, oui, les maths !

Dans cet article, on plonge dans cet état d’esprit transformateur, ce switch mental cher à la PNL (Programmation Neuro-Linghuistique) de Richard Brandler. On découvre pourquoi il est crucial pour progresser et surtout, comment l’appliquer dans l’univers des chiffres et des équations. Vous allez voir, c’est bien plus simple (et fascinant) qu’il n’y paraît.

Qu’est-ce que le Growth Mindset ? Une histoire de croyances

Le Growth Mindset, ou mentalité de croissance, est un concept développé par Carol Dweck, professeure à l’université de Stanford, dans les années 1980. Elle a passé des années à étudier pourquoi certaines personnes réussissent mieux que d’autres dans des situations identiques. Le résultat ? Tout se joue dans la manière dont nous percevons nos capacités.

Deux mentalités s’opposent :

  • La mentalité rigide : croire que nos capacités sont innées, gravées dans le marbre (“Je suis mauvais en maths”, point barre).
  • La mentalité de croissance : croire que nos capacités peuvent se développer avec de l’effort et des stratégies adaptées (“Je ne comprends pas encore, mais je vais progresser”).

Dweck explique que la mentalité rigide nous enferme dans une peur de l’échec et de la remise en question. Alors que la mentalité de croissance nous pousse à voir les erreurs comme des opportunités d’apprentissage. Et c’est ça la clé.

Vous connaissez cette petite voix intérieure qui dit : “Et si je n’étais pas assez intelligent(e) ?” Avec une mentalité de croissance, cette voix devient : “C’est un défi, mais je peux apprendre”. Le changement est subtil, mais puissant.

Passionnante conférence du docteur Carol Dweck. Pour en profiter pleinement si vous n’êtes pas à l’aise en anglais, allez dans les réglages et choisissez sous-titres traduits automatiquement en français.

Pourquoi est-ce essentiel pour apprendre les maths ?

Combien d’élèves se sentent bloqués parce qu’ils pensent ne pas avoir “ce qu’il faut” ? Trop souvent, on associe la réussite en maths à un âge d’or mythique : “Il ou elle est doué(e), moi non”.

Pourtant, personne ne naît génie des maths. Pas même Einstein.

Avec une mentalité de croissance, on comprend que les compétences mathématiques, comme un muscle, se développent avec de l’exercice. Voici quelques raisons pour lesquelles ce mindset change tout :

Les erreurs deviennent des alliées

Une étude célèbre menée par Carol Dweck et ses collègues a révélé que les cerveaux des personnes avec une mentalité d’évolution réagissent de manière différente face aux erreurs. En utilisant des techniques d’imagerie cérébrale, les chercheurs ont observé une activité accrue dans les zones liées à l’apprentissage chez ces individus, même lorsque leurs réponses étaient incorrectes.

Pour eux, une erreur n’est pas un échec irrévocable mais une opportunité d’analyser, de corriger et de comprendre. En réalité, c’est par ce processus d’ajustement que le cerveau construit de nouvelles connexions neuronales. En clair, chaque erreur devient un pas de plus vers la maîtrise

Et pourquoi cela change tout ? Parce que cela transforme la perception de l’échec : au lieu d’être paralysés par la peur de se tromper, les apprenants se sentent encouragés à explorer, tester et repousser leurs limites. Ce simple changement de perspective peut littéralement révolutionner la façon dont nous abordons l’apprentissage – en maths, et bien au-delà !

La persévérance remplace l’impuissance

En maths, il est tentant d’abandonner devant un problème complexe. Prenons l’exemple d’un élève qui bloque sur une équation quadratique. Plutôt que de déclarer « Je ne suis pas fait pour ça », il pourrait essayer une approche différente : dessiner une parabole pour visualiser la solution ou revoir les bases de factorisation. Chaque tentative est une occasion de renforcer ses compétences.

Un autre exemple : imaginez un enfant apprenant ses tables de multiplication. Au lieu de dire « Je suis mauvais en calcul mental », il peut transformer l’apprentissage en jeu avec des cartes flash ou des applications interactives. Peu à peu, ce qui semblait insurmontable devient plus accessible.

La science appuie ce constat. Des études montrent que persévérer, même dans l’erreur, stimule la plasticité neuronale, c’est-à-dire la capacité du cerveau à se reconfigurer pour mieux apprendre. Avec une mentalité d’évolution, l’échec est simplement une étape vers le succès, un signal que le cerveau peut adapter ses stratégies pour aller plus loin. Et c’est là que tout change.

Avec seulement un léger changement d’état d’esprit, un enfant battu d’avance devient un. super-héros des maths.

On développe des stratégies adaptées

Avec un Growth Mindset, on cherche activement des solutions différentes, des moyens alternatifs d’aborder un problème. Et devinez quoi ? C’est exactement ce que demande la résolution de problèmes mathématiques.

Comment l’adopter concrètement dans l’apprentissage ?

OK, très bien, mais comment faire pour cultiver cette fameuse mentalité de croissance, surtout en maths ? Voici quelques pistes pratiques – que vous soyez élève, parent ou enseignant.

Changer son langage

  • Remplacez définitivement (C’est une vraie décision consciente) “Je ne suis pas bon en maths” par “Je ne comprends pas encore”.
  • Ajoutez toujours un “encore” à la fin de vos phrases quand vous parlez de compétences non acquises. Cela change votre perception et celle des autres.

Valoriser les efforts, pas juste les résultats

  • Parents : félicitez l’effort, même si la réponse est incorrecte (“Je vois que tu as cherché une solution originale”).
  • Enseignants : mettez en avant le processus de réflexion des élèves, pas seulement la bonne réponse.

Réinterpréter les échecs

  • Chaque erreur est une donnée. Les plus grands scientifiques, artistes ou inventeurs ne se sont jamais arrêtés à leurs premiers échecs.
  • Faites de vos échecs une opportunité : posez-vous ces deux questions « Qu’est-ce qui n’a pas marché ? » et « Que puis-je changer pour progresser ? ».

Utiliser des ressources adaptées

  • Vidéos explicatives, jeux mathématiques interactifs, groupes de soutien… Les outils ne manquent pas. Si une méthode ne marche pas, essayez-en une autre !

Incorporer l’humour

  • Dédramatisons ! Un problème trop complexe ? Prenez une pause et dites-vous : « Alors là, mon cerveau est au niveau escargot, mais bon, il avance quand même ! ».

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Des maths, des humains et une quête sans fin

Le concept de Growth Mindset nous rappelle que personne n’a un plafond prédéfini hormis celui de nos propres croyances limitantes. Oui, même en maths ! Le plus important, c’est de développer une attitude ouverte face à l’apprentissage, aux erreurs et à soi-même.

Alors, si aujourd’hui vous hésitez encore à croire en vos capacités ou celles de vos enfants, pensez-y : avec un peu de persévérance et une pointe de mentalité de croissance, tout devient possible. Même transformer une aversion pour les maths en… un véritable plaisir ?

Prêts à changer de mindset et à conquérir les maths ? Allez-y, le prochain défi n’attend que vous !

Bibliographie

Le livre de Carol S. Dweck a été traduit en français sous le titre « Changer d’état d’esprit : Une nouvelle psychologie de la réussite » aux éditions Mardaga en mai 2010. Ce livre est disponible en version brochée et en livre audio.
Une édition plus récente, intitulée « Osez réussir ! : Changez d’état d’esprit« , a été publiée en 2021, toujours chez Mardaga.
Ces ouvrages explorent en profondeur le concept de « Growth Mindset » et offrent des conseils pratiques pour adopter une mentalité de croissance dans divers aspects de la vie, y compris l’apprentissage des mathématiques.

Maths : 10 astuces pour vaincre la procrastination

Temps de lecture 5 minutes

La procrastination… ce drôle de phénomène qui transforme une petite séance de maths en une montagne infranchissable. Si vous (ou votre ado) remettez toujours vos équations au lendemain, sachez que vous n’êtes pas seuls. C’est humain, presque un sport national chez certains. Le principe est simple : si vous avez un devoir à rendre dans huit jours, c’est toujours plus intéressant d’attendre la veille au soir, histoire de bien paniquer.

Mais si on veut progresser, il faut bien finir par s’y mettre. Alors, laissez-moi vous partager quelques astuces qui ont fait leurs preuves. Vous verrez, ça change tout (ou presque) !

1. Fixez un micro-objectif

Pas de « je vais tout réviser aujourd’hui« . Non. Dites-vous plutôt : « Je vais juste comprendre cette question aujourd’hui. » Ça peut être une petite équation, un graphe… un truc accessible. Et une fois que c’est fait ? On respire, et on peut même enchaîner si on se sent motivé.

Ca me rappelle quand je devais motiver ma fille à faire ses devoirs et qu’elle s’affalait, catastrophée, en se lamentant : « J’y arriverai jamais. J’ai une mon-ta-gne de travail« . Je lui disais : Imagine que tu sois réellement au pied d’une montagne et que tu dois la gravir. Si tu fixes ton regard sur le sommet, si haut, si lointain, tu n’auras qu’une envie : te coucher au bord du chemin et soupirer. Alors essayons une autre attitude.

Baisse les yeux. Tu vois le chemin ? C’est celui qui mène au sommet. Regarde ses petits cailloux, ses pierres proéminentes. Avance ton pied droit puis le gauche, c’est bien. Evite les trous et les bosses, respire et garde le rythme. Tu as vu ? Tu as déjà atteint le premier virage du sentier, sans t’en apercevoir. Allez, continue, le nez au sol. Dans pas longtemps, tu découvriras que tu es arrivée en haut et tu pourras adminrer le paysage.

2. Instaurez une routine agréable

Je sais, « routine », ça sonne ennuyeux. Mais c’est tout l’inverse : imaginez 15 minutes après le dîner, avec un thé ou un chocolat chaud, juste vous et les maths. On associe ça à un moment agréable, et hop, le cerveau s’y habitue. (Et non, Netflix n’est pas une récompense au milieu, désolée.)

3. Pomodoro : l’arme secrète des procrastinateurs

C’est simple et redoutable. 25 minutes de travail, 5 minutes de pause. C’est court, mais efficace. Vous allez voir, c’est comme si les maths devenaient une mission ultra-focus. Bonus : une fois que vous commencez, il est souvent plus facile de continuer.

4. Dites adieu aux distractions

Soyons honnêtes : réviser avec TikTok ou Instagram qui clignotent en arrière-plan, c’est comme essayer de lire en plein concert. Éteignez tout. Oui, même ce groupe WhatsApp qui « ne prend que deux secondes« . Faites-vous une bulle, juste pour les maths.

Même vous, vous le savez : le téléphone est l’ennemi de vos révisions. Alors, de votre propre initiative (parce que c’est insupportable qu’un adulte l’impose), vous l’éteignez (oui, off, pas de mode silencieux, pas de vibreur) et vous le rangez dans le tiroir. Non, pas sur la table. Hors de vue. Ce sera encore plus intéressant de découvrir ce que vous n’avez pas vraiment raté quand vous le rallumerez.

5. Riez de vos erreurs (oui, sérieusement)

Vous avez calculé que 2 + 2 = 22 ? Parfait ! On va pas se mentir : c’est faux. Mais ça veut dire que vous avez essayé. Les erreurs, c’est un tremplin. Relisez, comprenez ce qui a coincé, et passez à la suite. C’est là que l’apprentissage se fait. Et franchement, tout le monde s’est déjà planté. Moi, j’ai un tableau plein d’anecdotes absurdes si vous voulez.

6. Récompensez vos efforts (un petit plaisir, ça motive)

Un problème résolu, une récompense. Ça peut être un biscuit (gaffe au sucre quand même), un épisode de votre série préférée, ou même un simple « bien joué ! » dans votre tête. Parce que oui, vous méritez de célébrer chaque victoire. Mais bon, on évite les croissants au Nutella à chaque addition.

7. Travaillez à plusieurs, mais choisissez bien vos coéquipiers

Rien de pire qu’un partenaire qui parle tout le temps ou regarde son téléphone en douce. Trouvez quelqu’un qui est à votre niveau, ou mieux, un poil au-dessus. Ça aide à progresser, et en bonus, vous riez ensemble quand vous êtes bloqués sur une question tordue.

8. Changez de sujet pour éviter l’ennui

Les maths, c’est vaste. Si les fractions vous donnent des boutons aujourd’hui, passez aux graphes ou aux statistiques. Varier les sujets peut relancer votre intérêt, et en plus, vous progressez sur plusieurs fronts à la fois. Un peu comme un entraînement multi-sports, mais en moins fatigant.

9. Trouvez votre créneau parfait

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Moi, je suis du matin (une fois levée. Mais ça, c’est une autre histoire qui n’intéresse personne ici). D’autres adorent le soir. Trouvez ce moment où votre cerveau est le plus alerte. Et oui, éviter les sessions tardives quand vous êtes déjà en mode zombie, ça compte aussi.

10. Pensez à la vraie raison derrière tout ça

Pourquoi apprenez-vous les maths ? Pas juste pour passer un contrôle, un examen ou embellir votre dossier scolaire pour Parcoursup. Mais pour comprendre comment fonctionne le monde, calculer un pourboire sans stresser, ne pas vous faire avoir dans une négo ou même un jour expliquer à quelqu’un d’autre. Et si ça, ce n’est pas motivant, je ne sais pas ce qui l’est.

La répétition espacée pour mémoriser les maths ?

Temps de lecture 7 minutes

Parlons aujourd’hui d’une méthode aussi efficace qu’élégante : la répétition espacée. Vous savez, cette technique qui consiste à réviser intelligemment au lieu de rester collé à son cahier jusqu’à ce que les formules vous dansent devant les yeux comme un écran de veille des années 2000.

Je vais vous montrer comment appliquer cette méthode à l’apprentissage des maths, que vous soyez collégien ou lycéen. Alors, c’est parti pour une plongée dans l’art de ne pas oublier ce qu’on vient d’apprendre !

La répétition espacée : qu’est-ce que c’est ?

Apprendre les mathématiques peut souvent ressembler à une montagne à gravir, avec des notions qui semblent disparaître dès qu’on tourne la page. La répétition espacée est une méthode idéale pour ancrer durablement ces connaissances et progresser de manière efficace. Voici comment elle fonctionne :

La répétition espacée, c’est un peu comme arroser une plante : vous ne videz pas tout votre arrosoir d’un coup (comprenez : réviser tout la veille du contrôle), mais vous donnez juste ce qu’il faut, au bon moment, pour que la plante (votre cerveau) puisse pousser tranquillement.

En clair, il s’agit de réviser les notions à des intervalles de plus en plus longs. Pourquoi ? Parce que c’est ainsi que fonctionne notre mémoire. La première fois que vous apprenez quelque chose, votre cerveau l’oublie rapidement. Mais si vous le revoyez avant que l’oubli soit complet, il le retient mieux. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que cela devienne un souvenir durable. Merci Ebbinghaus et sa fameuse courbe de l’oubli !

Supposons que vous ayez un cours aujourd'hui. C'est la pastille rouge. Supposons encore que vous avez écouté et que vous avez l'impression d'avoir tout compris. Vouis êtes sûr de retenir sans effort. Ben non. Regardez la courbe rouge. C'est la courbe de l'oubli. Demain vous ne saurez plius que 50% du cours et presque plus rien dans une dizaine de jours.<br/>Faites une révision intégrale demain (R1) pour remettre votre mémoire au niveau de ce que vous saviez pendant le cours. Puis une autre dans trois jours (R2) et une autre dans 6 jours et peut-être même une dernière dans 12 jours.<br/>Là, oui, vous aurez tout retenu et pour ttrès longtemps. Votre mémoir aura suivi la courbe verte, celle de la mémorisation, du savoir. La répétition espacée pour mémoriser les maths
Supposons que vous ayez un cours aujourd’hui. C’est la pastille rouge. Supposons encore que vous avez écouté et que vous avez l’impression d’avoir tout compris. Vous êtes sûr de retenir sans effort. Ben non. Regardez la courbe rouge. C’est la courbe de l’oubli. Demain vous ne saurez plus que 50% du cours et presque plus rien dans une dizaine de jours.
Faites une révision intégrale demain (R1) pour remettre votre mémoire au niveau de ce que vous saviez pendant le cours. Puis une autre dans trois jours (R2) et une autre dans 6 jours et peut-être même une dernière dans 12 jours.
Là, oui, vous aurez tout retenu et pour très longtemps. Votre mémoire aura suivi la courbe verte, celle de la mémorisation, du savoir.

En termes simples, c’est une technique qui vous aide à « muscler » votre mémoire. Et le meilleur, c’est que cette méthode fonctionne pour tout type d’apprentissage, mais elle est particulièrement puissante en maths.

Pourquoi la répétition espacée est-elle si efficace pour les maths ?

Les maths… Cette belle discipline où tout s’emboîte, mais où tout peut aussi s’effondrer si vous oubliez une petite formule au passage. La répétition espacée est particulièrement utile en maths parce que :

  1. C’est cumulatif : Les notions de maths s’accumulent comme des briques. Si vous avez oublié une brique de base (exemple : Pythagore), vous aurez du mal à bâtir un mur solide (exemple : trigonométrie).
  2. Les maths demandent de la pratique régulière : Il ne suffit pas de lire un théorème pour le comprendre. Il faut le manipuler, encore et encore.
  3. Cela aide à lutter contre la surcharge cognitive : Revisiter régulièrement les notions permet d’éviter d’“empiler” trop de nouvelles informations sans consolider les anciennes.
  4. Elle renforce la compréhension active : La répétition espacée, combinée à des exercices variés, aide à passer de la simple mémorisation à une compréhension approfondie. Vous ne vous contentez pas de réciter une formule, vous comprenez pourquoi elle fonctionne.

En somme, cette méthode s’adapte parfaitement à la nature logique et progressive des mathématiques.

Comment pratiquer la répétition espacée en maths ?

1. Identifiez ce qui doit être révisé

La première étape, c’est de savoir quoi réviser. Voici quelques pistes :

  • Les formules : Aire d’un cercle, théorème de Thalès, trigonométrie, etc.
  • Les démonstrations types : Exemple : Montrer que la somme des angles d’un triangle fait 180°.
  • Les méthodes : Résoudre une équation du second degré, calculer une limite, tracer un graphique.

Pour chaque chapitre, faites une liste de ces éléments. Par exemple, dans un chapitre sur les fonctions, notez les notions essentielles : équations, variations, courbes et tangentes.

2. Organisez vos révisions

Adoptez un calendrier simple et progressif, basé sur les principes de la courbe de l’oubli : lorsque vous révisez une notion juste avant de l’oublier complètement, vous en renforcez la mémorisation de manière optimale. Ces intervalles progressifs permettent de ralentir le déclin naturel de la mémoire tout en consolidant les connaissances.

  • Jour 1 : Vous apprenez la notion.
  • Jour 2 : Vous la revoyez rapidement.
  • Jour 4 : Vous la revalidez avec un exercice.
  • Jour 8 : Vous la revoyez encore une fois.
  • Jour 15 : Vous testez votre maîtrise.

C’est flexible : adaptez les intervalles à votre rythme et à la difficulté des notions.

Alimentée à intervales réguliers, la mémoire peut libérer toute la puissance de ses super-pouvoirs.

3. Créez des fiches efficaces

Les fiches sont un outil puissant. Voici comment les organiser :

  • Fiches pour les formules : Par exemple, une fiche pourrait contenir au recto la formule d’un cylindre (V = πr²h) accompagnée d’une explication claire de chaque terme, et au verso, un exemple chiffré : “Calculez le volume d’un cylindre de rayon 3 cm et de hauteur 5 cm”.
  • Fiches pour les démonstrations : Listez les étapes clés d’une démonstration. Par exemple, pour le théorème de Thalès, incluez un schéma annoté sur le recto et les étapes de la preuve au verso.
  • Fiches pour les erreurs courantes : Notez une erreur typique que vous faites, par exemple “Oublier de multiplier par le coefficient directeur”, et ajoutez au verso la réponse corrigée avec une explication de la solution.

4. Utilisez des outils numériques

Les applications comme Anki ou Quizlet sont parfaites pour appliquer la répétition espacée. Vous pouvez créer des cartes interactives :

  • Question : Quelle est la dérivée de sin(x) ?
  • Réponse : cos(x).

Ces outils permettent de suivre votre progression et de vous concentrer sur vos points faibles.

5. Adaptez les exercices aux révisions

Pour chaque révision, variez les types d’exercices :

  • Au début : Des exercices simples pour fixer les bases.
  • Progressivement : Des problèmes plus complexes pour renforcer votre maîtrise.

Exemple concret pour les collégiens et les lycéens

Prenons l’exemple des formules de trigonométrie (sinus, cosinus, tangente). Voici comment structurer vos révisions :

  1. Créez des fiches :
  • Une fiche avec les valeurs exactes pour 0°, 30°, 45°, 60° et 90°.
  • Une fiche avec les identités trigonométriques principales (cos²(x) + sin²(x) = 1).
  1. Apprenez par étapes :
  • Jour 1 : Répétez les valeurs exactes à l’oral ou écrivez-les.
  • Jour 4 : Faites un exercice simple où vous devez utiliser ces valeurs.
  • Jour 8 : Essayez un exercice plus complexe où vous combinez plusieurs notions.
  1. Testez-vous :
  • Créez un quiz rapide sur ces formules.
  • Réalisez des exercices corrigés pour vérifier votre compréhension.

Les erreurs à éviter

Parce que, oui, même la meilleure méthode peut être mal appliquée :

  1. Ne pas respecter les intervalles : Si vous laissez passer trop de temps entre deux révisions, vous oublierez tout. Inversement, répéter trop souvent peut être contre-productif.
  2. Se contenter de lire : La révision passive (“Je lis ma fiche”) est bien moins efficace que la révision active (“Je résous un exercice”).
  3. Vouloir tout faire d’un coup : Priorisez les notions essentielles.

Compléments et approfondissements

Associer la répétition espacée à d’autres techniques

  • Pratique active : Combinez la répétition avec des exercices variés.
  • Mind maps : Créez des cartes mentales pour visualiser les liens entre différentes notions.
  • Gamification : Transformez vos révisions en jeu (score, défis).
Cette carte mentale, par exemple, reprend toutes les notions à savoir sur les fonctions. La répétition espacée pour mémoriser les maths
Cette carte mentale, par exemple, reprend toutes les notions à savoir sur les fonctions.

Un plan sur l’année scolaire

  • Avant les contrôles : Revoir les notions à intervalles réguliers.
  • Pendant les vacances : Consolider les bases et anticiper les prochains chapitres.
  • Préparation aux examens : Reprendre systématiquement les notions clés depuis le début de l’année.

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Un dernier mot

La répétition espacée, c’est un peu comme l’entretien d’une voiture : il faut y aller régulièrement pour éviter les pannes (ou les trous de mémoire en plein contrôle !). Alors, prenez le temps de structurer vos révisions, soyez patients et, surtout, amusez-vous à constater vos progrès. Vous verrez, les maths deviendront moins intimidantes et bien plus accessibles.

Et si vous avez des questions ou des retours d’expérience, partagez-les dans les commentaires. Je suis là pour vous aider à développer vos super-pouvoirs mathématiques !

Quelques ressources gratuites

Pour vous donner un coup de main et pour vous montrer qu’on peut facilement s’organiser pour être plus efficace dans ses révisions, je vous ai préparé trois petits modèles qui pourraient vous être utiles. Vous êtes libres de les télécharger, de vous en inspirer, de les modifier mais surtout… de vous en servir !

Monica Neagoy : rendre les mathématiques accessibles à tous

Temps de lecture 6 minutes


C’est drôle comme la simple évocation du mot « mathématiques » fait fuir certains et briller les yeux des autres. Mais pourquoi ce fossé ? Monica Neagoy, experte en pédagogie et mathématicienne passionnée, s’est donné une mission : rendre les mathématiques accessibles à tous. Ce n’est pas un rêve idéaliste, c’est un projet concret. Armée de la célèbre Méthode de Singapour et d’une pédagogie aussi rigoureuse que ludique, elle parcourt le monde pour rendre les mathématiques accessibles, passionnantes et, osons le dire, carrément cool. Si vous avez croisé son nom récemment – peut-être dans l’émission Quotidien – vous avez sûrement senti son énergie communicative. Mais qui est vraiment Monica Neagoy, et en quoi sa vision révolutionne-t-elle l’apprentissage des maths ? Attachez vos ceintures, on plonge dans un univers où les chiffres prennent vie.

Une vie dédiée aux maths et aux élèves : qui est Monica Neagoy ?

Monica Neagoy n’est pas seulement une mathématicienne. C’est une véritable globe-trotteuse de la pédagogie, une experte qui a passé sa vie à décortiquer les rouages de l’apprentissage des maths pour les rendre accessibles à tous. Née d’une double culture franco-américaine, elle a étudié dans des systèmes éducatifs variés, en Asie, en France et aux États-Unis, où elle a décroché un doctorat en didactique des mathématiques.

Mais ce n’est pas tout. Professeure à l’Université de Georgetown, directrice de projets pour la National Science Foundation à Washington, conférencière internationale… Monica a multiplié les casquettes avec une constante : son amour pour l’enseignement. Son objectif ? Aider les élèves à comprendre les maths profondément, au lieu de les survoler comme on résout des énigmes par automatisme.

Et c’est là qu’intervient sa grande spécialité : la Méthode de Singapour. Depuis plus de deux décennies, Monica défend cette approche révolutionnaire, qui invite les élèves à passer du concret au pictural avant d’aborder l’abstraction. Une méthode qui mise sur la logique et la compréhension, plutôt que sur des techniques de mémorisation à court terme. Mais patience : on vous en parle en détail dans la prochaine section.

Avant d’entrer dans le vif du sujet avec la Méthode de Singapour, une question mérite qu’on s’y arrête : qu’est-ce qui rend Monica Neagoy si unique ? Sa pédagogie, bien sûr, mais aussi son énergie débordante et son sens de la créativité.

La Méthode de Singapour : une révolution pédagogique

La Méthode de Singapour n’est pas juste un effet de mode ; c’est une philosophie de l’apprentissage qui bouscule les codes traditionnels. Et Monica Neagoy en est l’ambassadrice hors pair. Mais au fait, c’est quoi exactement ?

La Méthode de Singapour repose sur l’acquisition d’une notion par nos sens physiques avant de les conceptualiser pour les manier plaus facilement. Comme ici, comprendre une proportionnalité.

Imaginez que vous deviez résoudre un problème comme « Combien de litres d’eau restent dans une piscine après qu’on en ait retiré la moitié ? ». Plutôt que de plonger directement dans les chiffres, la Méthode de Singapour propose trois étapes.

  1. Le concret : manipulez des objets réels, comme des gobelets d’eau.
  2. Le pictural : dessinez la situation avec des schémas simples.
  3. L’abstrait : enfin, passez à la résolution mathématique pure.

Ce passage graduel du tangible à l’abstrait aide les élèves à construire une compréhension solide des concepts. Et ce n’est pas qu’une théorie ! Dans les pays où cette méthode est appliquée, les résultats sont spectaculaires : des élèves plus autonomes, une meilleure capacité de résolution de problèmes et, surtout, un amour retrouvé pour les maths.

Monica Neagoy a adapté cette méthode pour les programmes français avec une série d’ouvrages. Dans L’approche de Singapour – Enseigner les mathématiques avec Monica Neagoy, elle offre des outils concrets aux enseignants. Ces livres regorgent d’exemples pratiques, de situations du quotidien et de conseils pour insuffler une dose de créativité dans chaque leçon.

Mais Monica ne se contente pas de manuels ou de conférences. Elle va plus loin, en ajoutant une touche artistique et théâtrale à ses interventions. Oui, oui, vous avez bien lu : des maths qui montent sur scène !

Quand les maths montent sur scène : l’art au service des chiffres

Si vous pensiez que les maths étaient juste une affaire de tableaux noirs et d’équations sans âme, Monica Neagoy est là pour vous prouver le contraire. En plus d’être mathématicienne, elle a une passion pour l’art et le théâtre. Et elle a eu une idée brillante : mêler les deux.

Avec son célèbre spectacle MathMagic Show, elle fait des maths une expérience interactive et immersive. Le public, qu’il soit composé d’enfants, de parents ou d’enseignants, découvre des concepts mathématiques à travers des jeux, des histoires et même des tours de magie. Oui, magie ! Par exemple, Monica utilise des énigmes géométriques pour émerveiller son public tout en enseignant des notions complexes de manière intuitive.

Mais pourquoi une telle approche ? Parce qu’elle sait que l’émotion joue un rôle clé dans l’apprentissage. L’émerveillement, la curiosité et l’interaction aident les élèves à intégrer les notions plus durablement. Et quoi de mieux qu’un peu de magie pour déclencher cet émerveillement ?

Après avoir exploré cette facette artistique, revenons à l’essentiel : la manière dont Monica inspire enseignants et élèves au quotidien, dans leurs salles de classe.

Un modèle pour enseignants et élèves

Monica Neagoy ne se contente pas de transmettre son savoir. Elle forme aussi des enseignants dans le monde entier. Ses conférences et ateliers, souvent accompagnés de vidéos et de ressources pratiques, permettent aux professeurs de changer leur regard sur les maths.

L’un des messages clés de Monica est de traiter les erreurs comme des opportunités. Trop souvent, les élèves redoutent les erreurs et finissent par détester les maths. Monica, elle, les transforme en points de départ pour des discussions enrichissantes. « Pourquoi ce raisonnement ne fonctionne-t-il pas ? Et si on essayait autrement ? » Ce genre de réflexion aide les élèves à développer leur esprit critique et leur résilience.

Les témoignages abondent : des enseignants disent redécouvrir leur métier grâce à Monica, et des élèves retrouvent confiance en eux. Que ce soit à travers ses livres, ses conférences ou ses spectacles, elle insuffle une véritable passion pour les maths.

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Monica Neagoy est bien plus qu’une experte en pédagogie. Elle est une inspiration, une passeuse de savoir qui rappelle que les maths ne sont pas une montagne infranchissable. Grâce à la Méthode de Singapour, son approche théâtrale et sa bienveillance envers les élèves, elle redéfinit l’apprentissage des mathématiques. Alors, si vous pensez encore que les maths sont ennuyeuses, laissez Monica vous prouver le contraire. Vous pourriez bien vous retrouver à aimer résoudre des équations. Oui, oui, c’est possible.